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Se pacser ou se marier : ce que ça change à votre impôt

On répète que l’union fait baisser l’impôt. C’est vrai quand un revenu est bien plus élevé que l’autre, et faux quand ils se ressemblent. La seule façon de savoir est de poser les deux calculs côte à côte.

Le cumul « net imposable » du bulletin de décembre.

Mettez 0 si cette personne n’a pas de revenu.

En garde exclusive. Rattachés à la personne 1 si vous êtes séparés.

Ils ouvrent une demi-part pour deux, au lieu d’une part entière.

Vous pacser ou vous marier coûterait311 €par an, sur l’impôt sur le revenu
Les deux situations comparées
 Chacun de son côtéEnsemble
Parts fiscales1.5 + 12.5
Impôt2 488 €2 799 €
Taux moyen d’imposition 5,0 %
Tranche marginale 11,0 %

Barème 2026, lu dans la base de l’application. Vos revenus ne quittent pas votre navigateur.

D’où vient l’avantage, exactement

L’impôt français se calcule sur un quotient : le revenu du foyer divisé par son nombre de parts. Le barème s’applique à ce quotient, puis le résultat est remultiplié.

Se marier ou se pacser fait passer de une part à deux, mais additionne aussi les revenus. Le quotient devient donc la moyenne des deux revenus. Si l’un gagne 38 000 € et l’autre 24 000 €, les deux sont imposés comme s’ils gagnaient 31 000 € chacun : celui du haut descend dans le barème, et c’est là que l’avantage naît.

À revenus égaux, la moyenne ne change rien pour personne, et l’avantage disparaît. Ce n’est pas le fait d’être deux qui fait gagner, c’est l’écart entre les deux.

Et pourquoi l’union peut coûter, au lieu de rapporter

À revenus proches et modestes, le calcul peut devenir défavorable, ce qui surprend tout le monde. Le quotient n’y est pour rien : il ne rapporte simplement plus rien. C’est la décote qui fait pencher la balance.

La décote réduit l’impôt des foyers dont la cotisation est faible. Séparés, chacun y a droit pour son propre compte, donc deux fois. Ensemble, le foyer n’en reçoit qu’une, à un montant certes plus élevé, mais pas doublé. Quand vos deux revenus se ressemblent et que l’impôt reste modeste, cette double décote perdue coûte plus que ce que le quotient fait gagner.

Vérifiez-le sur la calculette : à 60 000 € et 0 €, l’union fait gagner près de 6 000 € ; à 38 000 € et 24 000 €, encore près de 500 € ; mais à 24 000 € chacun, elle en coûte environ 300. D’où l’intérêt de poser les deux calculs plutôt que de croire la règle générale.

Le plafonnement, que presque aucun outil ne signale

L’avantage procuré par les parts d’enfants est plafonné. Au-delà d’un certain montant par demi-part, un enfant supplémentaire ne réduit plus l’impôt. Un foyer aisé avec trois enfants peut donc voir le troisième ne rien lui rapporter fiscalement. Quand c’est votre cas, la calculette ci-dessus vous le dit.

Ce que ce calcul ne fait pas

  • Il ne traite que l’impôt sur le revenu. Se pacser ou se marier change bien d’autres choses : succession, pension de réversion, prestations sociales, et l’imposition commune vous rend solidaires de la dette fiscale de l’autre.
  • L’année de l’union, la déclaration est particulière. Par défaut, une seule déclaration commune pour l’année entière ; vous pouvez opter pour deux déclarations séparées, pour cette année-là seulement, et ce choix se calcule. Il est impossible en passant du Pacs au mariage.
  • Il ignore les réductions et crédits d’impôt (garde d’enfants, dons, emploi à domicile), qui peuvent déplacer le résultat.
  • Il suppose des salaires ou pensions, qui ouvrent droit à l’abattement de 10 %. Des revenus fonciers ou des dividendes déclarés au barème entrent pour leur montant plein.

Sources et méthode

  • Barème, plafonds de demi-part et décote : année 2026, valeurs stockées en base et confrontées au texte officiel par les suites de contrôle de l’application, jamais recopiées dans le code.
  • Le calcul passe par le moteur de foyer de l’application, quotient familial, plafonnement et décote compris, et jamais par le barème nu.
  • Page écrite et vérifiée en septembre 2026. Elle ne remplace ni le simulateur officiel de l’administration, ni un conseil fiscal.